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Les consommateurs changent leurs habitudes après covid-19

Les consommateurs changent leurs habitudes après covid-19

08 June 2020

L'économie du monde entier sera durement touchée par la pandémie de coronavirus en raison du verrouillage, des problèmes des entreprises, mais aussi de la diminution des dépenses des consommateurs qui modifient clairement leurs habitudes.

Plus d'économies, des produits moins chers, des produits essentiels uniquement

                Après que le verrouillage et les restrictions mises en place en raison de la pandémie ont été assouplis dans le monde, les consommateurs peuvent revenir faire leurs achats dans les centres commerciaux ou les magasins de détail. Il s'avère que la plupart d'entre eux ne sont pas désireux de dépenser de l'argent, car ils craignent la crise à venir ou sont déjà frappés par celle-ci, ils n'ont donc pas d'argent de rechange pour les dépenses. Selon des enquêtes menées dans le monde entier, les consommateurs deviennent plus économes et se concentrent sur la thésaurisation de l'argent plutôt que de le dépenser. Certains ménages décident d'acheter des marques moins chères, d'autres s'en tiennent aux produits essentiels. Il s'agit d'un comportement très risqué pour la demande des consommateurs. La crise provoquée par une pandémie pourrait limiter considérablement le pouvoir d'achat des ménages du monde entier. De plus, les habitudes de dépenses peuvent changer considérablement si le travail à domicile est là pour rester - de nombreuses entreprises peuvent décider de le garder de cette façon même lorsque le danger est passé, car il est rentable. Le changement d'habitudes de dépenses et la diminution du pouvoir d'achat peuvent contribuer davantage à la crise et à une baisse du PIB qui, déjà dans de nombreux pays, devrait diminuer. Il en va de même en Suisse, où le taux de change élevé du franc suisse nuit également à l'économie. En Chine, par exemple, on prévoit une baisse des dépenses des ménages, la prévision de croissance pour 2020 passant de 5,6% avant Covid-19 à 1,1% maintenant. Selon l'enquête, se concentrer sur le fait de dépenser de l'argent uniquement pour des biens essentiels est principalement responsable de cela.

Que faire des économies?

                L'évolution future de la situation dépend principalement de ce que certains ménages prévoient de faire avec les économies accumulées pendant la pandémie. Aux États-Unis, de nombreux ménages ont économisé de l'argent pour se préparer à la crise après Covid 19. Le taux d'épargne atteint un niveau record de 33% des revenus aux États-Unis. Ce taux va probablement baisser prochainement, car le verrouillage continu, le chômage entraînera une baisse des revenus des ménages. Cependant, cet argent ne sera pas réinjecté dans l'économie via l'achat de biens et de services, comme c'était le cas en dehors des périodes de crise. Il existe une incertitude persistante sur les marchés, y compris les actions, le marché des taux de change, et parmi les investisseurs, qui se tournent vers des actifs refuges (par exemple, ils achètent des francs suisses), et les consommateurs, qui changent leurs habitudes d'épargne et de dépenses. Cette incertitude est similaire à celle vécue en 2008-2009 après la récession. À l'époque, l'épargne était en train d'avaler, la consommation était en baisse et l'économie au sens large ne faisait que croître. Il convient de noter que dans de nombreux pays, y compris aux États-Unis, les ménages connaîtront ce qu'on appelle des falaises de revenu, lorsque des correctifs d'aide ponctuels, comme des remises fiscales ou d'autres compensations pour les entreprises, le chômage expirent en mai, juin ou juillet, laissant les ménages sans argent supplémentaire pour le reste de l'année. C'est pourquoi la reprise des dépenses de consommation n'est attendue qu'en 2021.

Rôle des banques centrales

                Le scénario d'une baisse des dépenses de consommation jusqu'en 2021 pourrait déclencher des actions de la part des gouvernements et des banques centrales, comme un assouplissement plus rapide et plus rapide, un soutien économique supplémentaire ou une baisse encore plus importante des taux d'intérêt. Dans la zone euro, la Banque centrale européenne prévoit que l'épargne des ménages atteindra 19%, soit six points de plus, en 2020, et restera à un niveau élevé pour l'année prochaine. Une telle situation est assez effrayante pour l'économiste et peut avoir un impact durable sur les habitudes de consommation et l'économie. Pour stimuler la demande, de nombreux experts appellent à des actions, dont le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, qui a appelé à la mise en place d'incitations directes. En France, on prévoit une baisse de 10% des dépenses de consommation, les ménages devant accumuler de l'épargne. L'Allemagne a récemment annoncé une baisse de la taxe sur la valeur ajoutée pour le second semestre 2020 afin de stimuler la consommation. De plus, le pays offre des aides financières aux parents. Selon la présidente de la BCE, Christine Lagarde, la baisse de la demande intérieure sera l'un des principaux facteurs déterminant l'ampleur de la contraction de l'économie et sa rapidité de reprise.

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