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Taux de chômage le plus élevé depuis avril 2010

Taux de chômage le plus élevé depuis avril 2010

09 February 2021

 

En janvier, le taux de chômage a de nouveau augmenté en Suisse pour atteindre 3,7%. C'est le niveau le plus élevé depuis avril 2010.

Le taux de chômage augmente à nouveau
Selon les données, le taux de chômage en Suisse en janvier a atteint de nouveaux sommets - 3,7%, le niveau le plus élevé en près de 11 ans. À la fin du mois, pas moins de 169 753 personnes étaient inscrites au chômage dans les bureaux régionaux pour l'emploi, soit plus de 6 208 personnes qu'en décembre 2020. En comparant les données d'une année à l'autre, le taux de chômage a considérablement augmenté - de 40,3%, soit environ 48 735 personnes de plus n’ont pas de travail, comme le montrent les chiffres publiés par le Secrétariat d’État à l’économie (Seco). Les chiffres publiés par l'Organisation internationale du travail (OIT) diffèrent de ceux du Seco, car le Seco ne prend pas en compte les chômeurs de longue durée, qui ne sont plus inscrits dans les agences pour l'emploi. Pendant ce temps, l'OIT calcule le nombre sur la base de tous les chômeurs, quelle que soit la durée pendant laquelle ils sont restés sans emploi et s'ils sont ou non inscrits dans les bureaux régionaux de l'emploi. Les deux institutions prennent en compte les résidents et les travailleurs frontaliers qui étaient au chômage dans le pays ou qui sont enregistrés dans les bureaux de l'emploi.
Nombre de postes vacants en hausse
En ce qui concerne le nombre de postes vacants en janvier, ils sont passés à 32 941 par 7 715. Sur ce total, 21 684 étaient soumis à l'obligation de favoriser les Suisses à la recherche d'un emploi par rapport aux frontaliers ou aux immigrés. À partir de juillet 2018, il y avait l'obligation de publier les offres d'emploi pour les professions qui ont au moins 8% de taux de chômage au niveau national, et à partir de janvier 2020, il a été abaissé à 5%.
Plus de travail de courte durée
Ce qui est également symptomatique des périodes de pandémie, c'est la montée du chômage partiel. En Suisse, toute entreprise qui rencontre des difficultés dans la gestion des affaires peut réduire temporairement les heures de travail des employeurs. En raison de cela, les employés reçoivent un salaire inférieur, en pourcentage correspondant au pourcentage d'heures de travail. Les salariés sont indemnisés à hauteur de 80% de la perte de revenu par l'assurance chômage. Par exemple, si les heures de travail sont réduites à 50%, l'entreprise ne paie que 50% du salaire aux salariés, mais 80% des 50% restants sont couverts par l'assurance. Ce qui signifie qu'au total, les employés reçoivent 90% de leur salaire initial. Une autre possibilité pour les entreprises en difficulté est de cesser complètement leurs activités pendant un certain temps. En novembre 2020, le chômage partiel a fortement augmenté de 35,2%, 296 592 personnes ayant été mises sur des horaires de travail plus courts et percevant ainsi des salaires inférieurs. Pas moins de 34 310 entreprises ont introduit cette mesure, en hausse de 50,1% par rapport aux chiffres précédents. Le nombre d'heures de travail perdues atteint 19 millions, en hausse de 50%. Depuis novembre 2020, aucune nouvelle donnée n'a été rendue disponible à ce sujet.

L'impact du COVID-19 sur l'économie suisse
Il est clair que le taux de chômage plus élevé, le nombre de postes vacants et les employeurs touchés par le chômage partiel mis en œuvre par les entreprises sont dus au COVID-19, aux restrictions et donc à la situation économique difficile dans le pays. La pandémie déclenche un taux de change très élevé de CHF et provoque une baisse du PIB, la pire depuis les années 70.

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