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La BNS publie une déclaration sur les interventions et souhaite de les continuer

La BNS publie une déclaration sur les interventions et souhaite de les continuer

28 September 2020

La BNS a répondu aux critiques du public concernant ses interventions sur les marchés étrangers et a été ravie de continuer à les entreprendre afin d'éviter que le taux de change du CHF ne devienne trop élevé.

Une déclaration surprise

                La Banque nationale suisse a publié une déclaration surprise sur son système monétaire, dans laquelle elle a annoncé son intention de publier désormais des chiffres sur le volume des interventions sur le marché des taux de change trimestriellement, et pas seulement une fois par an, pour améliorer la transparence en la matière . L'annonce est perçue comme une réponse aux critiques de ses interventions agressives, venant principalement des États-Unis. Elle est intervenue après la décision politique régulière de la BNS de maintenir les taux d'intérêt actuels en raison du fait que le taux de change du franc suisse est très apprécié et que la BNS est donc prête à «intervenir plus fortement» en cas de besoin. Thomas Jordan, le président de la BNS, a déclaré dans un appel aux journalistes que «la politique monétaire expansionniste reste essentielle».

Manipulateur de devises?

                La Jordanie a également confirmé que la décision de modifier le calendrier de publication des données sur les interventions avait été prise en réponse au grand intérêt du public, tant à l'étranger qu'en Suisse. Même si, il reconnaît qu'il y a eu des situations dans lesquelles publier plus de détails n'a pas aidé, mais dans certains cas, cela s'est avéré améliorer la transparence et attirer moins d'intérêt du public. La politique de la banque centrale suisse, visant à lutter contre le risque déflationniste et un CHF trop fort, a récemment mis la Suisse en difficulté. Le pays a atterri sur la liste de surveillance du Trésor américain des pays qui auraient manipulé leurs taux de change. Les États-Unis ont alors suggéré que la Suisse publie plus souvent des données sur les interventions. Si la situation empire et que la Suisse est enrôlée comme manipulateur de devises par le Trésor américain, les investisseurs pourraient commencer à douter de la capacité de la BNS à intervenir, et ainsi augmenter le prix de la monnaie. Ces derniers jours, le taux de change du CHF est resté stable, après avoir atteint un sommet de cinq ans en 2020. Pourtant, il est très vulnérable aux risques, et une situation comme le Brexit ou les élections américaines pourrait le remettre à un niveau élevé.

Interventions agressives

                Dans un appel aux journalistes, la Jordanie a également admis que cette année, la BNS était intervenue plus fortement. Selon les calculs du Crédit Suisse Group AG, les décideurs politiques en Suisse ont dépensé plus de 90 milliards de francs suisses (environ 98 USD selon le taux de change moyen), en interventions sur les marchés étrangers, en actions comme acheter des euros ou d'autres devises, juste au premier semestre de 2020. Au cours de l'été, les interventions ont été moins agressives, l'euro étant à la hausse en raison du tout premier programme d'aide économique de l'Union européenne, et la récession dans le pays semble moins profonde qu'on ne le craignait auparavant.

Tarifs bas maintenus

                Les interventions ne sont pas la seule mesure que la BNS prend pour empêcher le CHF de ne pas devenir trop fort. D'autres sont les taux d'intérêt, maintenant à un niveau historiquement bas de moins 0,75. Jeudi dernier, la BNS les a maintenus à cette valeur. Cela aide la banque à éviter la menace de déflation. En juin, la BNS prévoyait que le taux d'inflation de la Suisse pour la fin de l'année serait négatif et afficherait une faible croissance en 2022. Selon la BNS, un taux d'inflation positif inférieur à 2% à moyen terme est l'objectif qui peut garantir la stabilité des prix.

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